Je ne sors plus de chez moi, j’évite les voies rapides et les autoroutes, les ascenseurs… Quand la crise d’angoisse, l’attaque de panique gère ma vie !

Crédit Pixabay
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C’est quoi au juste ?

Une crise d’angoisse ou attaque de panique est une anxiété avec des manifestations physiques tels les sueurs froides ou chaudes, les picotements, la difficulté à respirer ou au contraire la respiration trop rapide, l’impression de ne plus être dans son corps, la pression au niveau de la poitrine faisant souvent penser à une crise cardiaque, les tremblements, les vertiges. De plus, nous retrouvons souvent l’envie de fuir et/ou la sensation de mourir.

 

 Le terme de crise et d’attaque est bien emprunté, car cela ne prévient pas et ça se manifeste à n’importe quel moment.

 

Mais pourquoi cela m’arrive ?

Cela peut être un évènement traumatisant ou sa première crise d’angoisse sur l’autoroute, un ascenseur, un lieu ou une situation particulière, etc. Car, on se souvient toujours avec précision de sa première crise. Et même, sachez qu’ il n’y a pas toujours de raisons. En revanche, lorsque cela nous arrive dans un endroit, une situation de la vie quotidienne comme être sur la voie rapide ou l’autoroute, vous allez être imprimer et lorsque vous vivrez de nouveau les mêmes conditions, il fort probable que vous débutiez une crise. Ainsi par la suite et afin d’éviter cela,  vous allez mettre en place des stratégies d’évitement : prendre les petites routes au risque de rallonger le trajet de 2 heures, d’emprunter les escaliers, de faire ses courses à des horaires peu empruntés par les gens, à regarder les issues de sortie… Bref, la peur d’avoir peur, la peur de faire une autre crise. Toutes ces stratégies vous fatiguent, handicapent votre vie de tous les jours et si on ne solutionne pas rapidement, ça s’aggrave (phobies, apparitions d’autres peurs, isolement). Toutes ses fuites, tous ces évitements consomment  beaucoup d’énergie, alourdissent votre quotidien et de simples choses à réaliser deviennent des planifications pharaoniques. À ce stade, vous aimeriez vivre normalement, vivre comme avant, vivre comme tout le monde. Enfin, il est fort probable que vous soyez un(e) anxieux(se) et sachez que c’est transmissible pour ne pas dire héréditaire. Et oui, un de vos parents voire les deux est un anxieux.

 

Je ne parle pas de mon problème !

C’est tout à fait normal et systématiquement répandu. Intellectuellement, on se dit que c’est bête ce qui nous arrive et souvent, notre entourage nous conseille de faire telle ou telle chose : « Tu n’as pas à avoir peur, tu ne risques rien !!! » et patati et patata. On ne solutionne pas les peurs par le l’intellect, du mental, du cognitif, mais bel et bien par de l’émotionnel. Voilà pourquoi, cela ne marche jamais !

 

En effet, la peur est une des sept émotions primaires existant chez les humains et les animaux. Par conséquent, on solutionne par l’émotionnel une problématique d’ordre émotionnelle.

 

L’environnement ne peut que s’imaginer ce qui est de vivre avec les attaques de panique, mais pour le comprendre, vraiment, il est indispensable de l’avoir vécu.

 

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Arrêtons de discuter… il y a des solutions ?

 

Oui et une pléiade : psychothérapie, sophro-relaxation, TCC,…

 

 

Pour ma part, voici comment je pratique et pour être limpide, je reprends l’exemple d’une personne ayant eu une crise d’angoisse en voiture sur une voie rapide ou sur l’autoroute.

  •    Échange pour faire connaissance du consultant, de son écologie et de sa problématique
  •  Dès le premier rendez-vous, une première séance d’hypnose sur un total de 4 à 6 séances. Le but de ces dernières est de vous préparer mentalement et avec le plus de confort possible à traverser vos peurs ou les situations provoquant les crises. Généralement, nous observons rapidement des améliorations positives au fur et à mesure des rencontres. En effet, l’inconscient se règle plutôt vite.
  •  Également, durant les séances, je vous enseigne le fonctionnement des peurs, des attaques de panique. Assurément, pour bien les gérer, il est indispensable de bien les comprendre.
  •  De plus, je vous enseigne une multitude d’outils : respiration, ancrage PNL, etc. Ces derniers seront utiles dans la vie de tous les jours, mais aussi pour la phase de déshabituation.
  •  Enfin, la phase de déshabituation (TCC) consiste à exposer graduellement le consultant à l’objet de sa peur. En effet, le conscient est le dernier à convaincre et il est comme Saint Thomas, il croit ce qu’il voit. Prenons l’exemple ci-dessus et un exercice serait de se garer près d’une voie rapide et d’observer pendant une heure le trafic. Bien évidemment accompagné de votre thérapeute vous guidant et vous coachant durant l’exposition. Autrement dit, c’est le même principe que pour les allergies. On vous expose de manière régulière, progressive, graduelle, jusqu’à ce que le corps ne surréagisse plus à la présence de l’allergène

Comment faire lorsque l’on ne sort plus de chez soi, lorsque l’on ne prend plus la voiture ?

Pour ma part et dans ces cas de figure, je me déplace à domicile (dans un périmètre déterminé) et je trouve cela cohérent.

 

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